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Bernard VILLEMOT



Grâce à lui, au cœur de la cité, on avait un peu de Matisse, de Kees Van Dongen, Braque et Picasso sur les affiches et tout le monde pouvait les voir.



Bernard Villemot est né à Hennequille (près de Trouville) le 20 Septembre 1911. Dès l'âge de 16 ans il expose ses dessins au Salon des humoristes alors qu’il est encore étudiant au lycée Janson de Sailly. Il rejoindra l’académie Jullian et devient en 1932 l’élève de Paul Colin dont il retiendra ce conseil :

« Il faut traiter une affiche comme un tableau ».


Sa première affiche sera pour le film de Victor Trivas (1933) : « Dans les rues »




L’année suivante il fonde « l’Atelier » avec plusieurs de ses condisciples de l’école Paul Colin.

Sans être des chefs-d’œuvre certaines des affiches de cette période resteront des témoignages des évènements cinématiques de l’époque, tels que La Vie privée d'Henry VIII d'Alexander Korda (1933) ou La Kermesse héroïque de Jacques Feyder (1935)

















En 1939 il est mobilisé dans le même régiment que Jean Eiffel avec qui il partagera ex-aequo le 1er prix du concours d’illustration du slogan « Taisez-vous, les oreilles ennemies vous écoutent ».



De retour à la vie civile, en 1940, le Commissariat des sports (dirigé par Franck Borotra) lui commande la décoration de ses vitrines. C’est le début d’une série de commandes officielle du nouveau régime jusqu’en 1944 :

Le Serment de l'athlète (1943)


Les Championnats de natation (de 1942 à 1944).

Le triptyque : Travail, Famille, Patrie (1943)


En 1945 il réalisera l’affiche « Êtes-vous prêts à les accueillir ? » pour laquelle il recevra le prix de l’Académie de l’affiche.


En 1946 il est l’auteur de nombreuse affiches pour l'armée, appelant à la résistance ou au soutien des populations victimes de la guerre, telles que l’affiche des Forces Françaises Libres, du Bandeau du journal Combat ou de La Semaine Nationale de l’enfance victime de la guerre et du nazisme.

















La sortie de guerre est une période difficile au cours de laquelle Raymond Savignac va rejoindre l’Atelier. Avec Bernard Villemot ils vont exposer toutes leurs œuvres refusées. L’expo est non seulement un succès mais elle marque l’entrée de l’humour dans la publicité française.

Mais cette sortie de guerre est aussi synonyme du retour de la production de masse et avec elle la nécessité de vanter les mérites des nouveaux produits, c’est dans ce contexte qu’en 1953 Villemot renouera vraiment avec le succès : Il devient l’affichiste préféré d’Orangina en imaginant un zeste d'orange découpé en forme de spirale présent sur 17 affiches au total. Ce coup de génie lui a été "imposé" par la législation qui interdit de représenter un fruit entier alors que le produit n'en contient que 12%, de manière très subtile Villemot n'en gardera qu'un zeste....




En 1954 c’est Perrier qui fera appel à ses services avec 10 affiches qui déclinent la petite bouteille en objet du quotidien.






















A partir de 1967 il collaborera avec Bally et réalisera 7 affiches qui présentent davantage, mais de manière efficace, le galbe d’une jambe féminine plutôt que le produit lui-même.




En 1971 il travaillera également à de nombreuses reprises pour la SNCF et Sleeping Cars



Il est également connu pour ses affiches Air France ou Bergasol













Et puis juste pour le plaisir des yeux :











En 1989, alors qu’il s’éteint à Paris, les abribus arborent sa publicité pour le LOTO assez proche styliquement d’une affiche de Savignac, comme un dernier clin d’œil à son ami.


Ce post est une compilation tirée des excellents articles suivants :



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